La mairie

Histoire du Corso et de la bataille des fleurs par Bernadette LEJEUNE

Le 1er Corso Fleuri a eu lieu en 1920

La création en 1920 était due à la famille Lanfranchi, à l’oncle de Marie-Claude Niervèze, Paul Dunglas …

 

A l’époque les « chars » étaient tractés par des chevaux, des animaux ou des vélos ….

Les carcasses étaient faites en bois que l’on recouvrait de toile de jute sur laquelle on cousait les fleurs des champs ramassées par les Cazériens ou les pétales des fleurs des jardins que l’on collait sur la toile.

 

Le gagnant du corso fleuri recevait un fanion avec des broderies sur soie qui indiquaient l’année.

L’association du Patrimoine de Cazeres en possède quelques-uns. Celui-ci date de 1920 !

Ceci jusqu’à la guerre.

Par la suite, dans les années 50, 60 on a fait des carcasses en fer. C’était les artisans de la ville qui les fabriquaient : Mrs Riu, Bocquel, Peyrouset , puis Mr Roque. Les familles qui voulaient faire un char, choisissaient leur carcasse et commandaient à la ville la quantité d’œillets qu’il leur fallait pour la recouvrir.

La ville de Cazères commandait les fleurs à Nice et la cargaison arrivait à la gare dans un wagon réfrigéré.

Une année celui –ci est tombé en panne et les fleurs sont arrivées toutes gelées !!!

Quand on manquait de fleurs, les familles Samaran ou Rey en allant à Nice livrer les œufs, ramenaient des petites quantités d’œillets.

Les cantonniers coupaient et livraient les ajoncs à chaque hangar ou garage où l’on faisait un char. On utilisait ceux-ci pour cacher les remorques qui portaient les carcasses.  La veille de la fête Mr Naudin vérifiait les attaches des remorques et attribuait les tracteurs qui allaient les tirer. Auparavant il avait demandé aux agriculteurs de Cazères s’ils voulaient bien le prêter et le conduire.

Les familles Atoch, Lecussan, Caubet , Samaran et d’autres prêtaient leur hangar ou leur grand garage car il fallait de l’espace pour faire un char .

Dès le jeudi les travaux commençaient, on décorait la remorque avec les ajoncs et la mousse, on préparait la carcasse, et dès que les fleurs arrivaient on accrochait les œillets au grillage de la carcasse.

C’était la fête et on travaillait jour et nuit… tout en chantant et mangeant !!

A mon époque les chars partaient du jardin public et non de la base.

Au départ les chars étaient faits par des familles, les quartiers : Le Bouguet, la Base, Bolas, Bordeblanque …puis par les commerçants et les associations de la ville.

Aujourd’hui on ne fait plus de carcasses, on les achète ou on les échange avec d’autres villes qui un corso fleuri comme Luchon.

On a recommencé à élire le plus joli char que depuis une dizaine d’années, son nom est gravé sur un blason en bois.

La fête se terminait le mardi à Maoupéou, où on dégustait les gâteaux et le vin blanc … assis dans l’herbe en famille…

La ville était pavoisée et toute la population participait à l’organisation de la fête avec son comité.

Il y avait aussi une retraite au flambeau qui avait lieu le samedi soir où tous les enfants du village défilaient dans les rues avec un flambeau à la main.

C’était beau. Un temps il y a eu aussi le « toro de fuego » le mardi soir, place de la bascule …Cela attirait beaucoup de monde.

 

Services Techniques et Comité des Fêtes

Rugby

Maison de Retraite

Le Cap Jeunes, la Ludothèque, la Croix Rouge, le Foot, la Cazérienne Cyclo, la Maison pour Tous, Utopons, Cirkomcha, Zfit’n …

d’autres photos à venir…

Photos de Mme Linda Chies

Photo de Cindy Photographie

Départ du Hangar PONS

Départ des Services Techniques