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1840
La
classe gratuite pour les demoiselles indigentes prévue aux
Capucins pour 25 élèves en reçoit
habituellement
140 car les habitants prétendent ne pouvoir payer. Les dames
du
St Nom de Jésus sont subventionnées afin qu'elles
puissent affecter une grande salle à ces
élèves.
1872
Une
école laïque est créée et
installée au
deuxième étage de la mairie.
1874
Le bureau du télégraphe relié
à TOULOUSE
est logé dans une maison contiguë à
l'église.
1875
Des pluies torrentielles les 23 et 24 juin provoquent une crue de la GARONNE
et une inondation qui emporte quatre arches sur les six
du
pont. L'eau recouvre la base et les berges de l' HOURRIDE.
Les
dégats sont importants. Les secours s'organisent. Un pont de
bateau provisoire est installé par les pontonniers de
l'armée. Il restera en service plusieurs années.
Le
péage est de 0.05 F pour les personnes. Le pont sera
reconstruit
en 1877 avec cinq arches seulement. Le cimetière est
clôturé par un mur. Un portail de pierre sera
construit
quatre ans plus tard et un dépositoire en 1927. Six
reverbères nouveaux sont installés dont un
à la
base pour remplacer celui emporté par l'inondation, un au
chemin
de la briqueterie, un à l'angle du chemin de la gare.
1876
Un pont de pierre sur l' HOURRIDE remplace la
passerelle. Afin
d'irriguer les champs, un réseau de rigoles secondaires du
canal
de St MARTORY est creusé.
1878
L'école laïque installée à la
mairie
reçoit maintenant 71 élèves. Un
adjoint est
nommé car le nombre d'élèves ne doit
pas
dépasser 50 par classes. En novembre 1879 : 118
élèves et un deuxième adjoint est
affecté,
en novembre 1881 :178 élèves, un
troisième adjoint
est désigné. Les salles de classes
nécessaires
sont aménagées à l'étage.
Des acacias sont
plantés sur les places de la commune et même sur
le
boulevard où les jours de foire les rangs serrés
de
bœufs et de vaches créent un encombrement tel
qu'acheteurs
et vendeurs ont de la peine à circuler. En 1884 des grillent
protégeront les arbres. Les fêtes, (fête
locale et
fête nationale) sont dorénavant
organisées par un
groupe de jeunes qui reçoit une subvention du Conseil
Municipal,
représenté par une commission, et est
aidé par
deux sociétés de musique, la Sté
Cécile,
la Lyre Harmonique. Les fêtes coûteront 1500 F et
500 F. Un
peuplier de la liberté est planté devant la
fontaine de
la place Lafayette, près du Café Daniel.
1879
Le bureau de la poste et celui du télégraphe sont
fusionnés et installés au centre de la commune
dans la
maison Bergès. Pour paver la grande rue, le pavé
ordinaire sera remplacé par du caillou taillé
à
l'alsacienne, qui vaut 8 F le m3.
1880
Les deux fenêtres du premier étage de la mairie
sont
agrandies et reliés par un balcon en pierre
taillée de
Beaucaire. Après réparation de l'abattoir qui
était en mauvais état, une grande salle, avec
galerie
intérieure, qui servira pour le spectacle et le
théâtre est construite au dessus. Une
scène et des
loges seront ajoutées en 1885. CAZERES
qui compte 2700
habitants continue à être un bourg
commerçant et
agricole. Il existe deux maisons de commerce
réputées
pour les conserves de foies d'oies, de gibier, petits pois et
champignons, une brasserie de bière, trois tanneries de
cuir,
une marbrerie, une filature de laine avec en annexe une teinturerie sur
la Garonne, des ateliers de construction de péniches
à
destination de TOULOUSE et que l'on lance au port,
une fabrique
de cierges et de bougies à la stéarine, un moulin
à farine à Darbon, plusieurs scieries
mécaniques
de bois de construction et de menuiseries ; des cordiers, douze foires
renommées pour les bêtes de race Gascogne et sur
les
coteaux du Courseau des vergers de pêchers dont les fruits
sont
expédiés. On apporte à la halle en
moyenne 30000
Hl de blé chaque année. Une ferme
école existe
à Castelnau les Nauzes et sera encore en activité
en
1895. L'hôpital St Prosper de Blanquotte reçoit
des
pauvres nécessiteux de Cazères et de St Julien .
1881
Une gelée décime les vignes
déjà atteintes
par le phylloxéra. L'enseignement primaire se
développe.
Rue de la case une école avec quatre classes pour les
garçons est construite avec le logement de l'instituteur et
les
élèves abandonneront les salles du
deuxième
étage de la mairie. Egalement une école de filles
est
créée et installée dans une maison
louée
à Tarascon, au bord de l'Hourride puis
après elle
ira en 1882 dans les bâtiments du Bourguet qui seront
réparés et aménagés. Elle
aura une
directrice et une adjointe. L'école maternelle
créée le 17 avril1882 sera aussi
installée au
Bourguet avec une directrice et sous directrice pour 90
élèves, dans des salles qui seront construites.
Il est en
outre prévu une salle d'asile ou garderie pour les enfants
de
moins de 6 ans, afin de soulager les parents qui travaillent. L'Hourride
au faubourg Tarascon est couverte d'une voûte
sur
laquelle se tiendra le marché de la volaille.
1882
On démolit des maisons pour continuer la rue Taillefer qui
rejoindra la rue Testemole, la rue de Las Clotes, la rue de la base et
le boulevard vers le pont. Mais la pente de la rue Taillefer est si
raide que les attelages de chevaux et charrettes s'y renversent. La
façade de l'église menace ruine. Mr Hector
d'ESPOUY,
architecte, prix de Rome et Cazérien, déclare que
l'église est de style ogival du XIV°
siècle, les deux
étages de fenêtres du XVII°
siècle, la
flèche en spirale de 1830 et il y a lieu de lui restituer un
caractère d'ensemble et aussi de supprimer la maison qui lui
est
adossée. Le devis s'élève à
30750 F. Les
travaux sont entrepris par le Conseil de fabrique et seront
terminés en 1888. c'est l'église actuelle. Le 23
novembre
1883 seront baptisées les grosses cloches et le carillon et
des
vitraux posés dont celui du martyre de Ste Quitterie. Pour
distribuer l'eau dans les maisons un château d'eau de 100m3
est
édifié Place St Jean. Un bassin est construit
place du
comté comme réserve d'eau en cas d'incendie et
d'abreuvoir pour les moutons les jours de foire.
1885
Les maisons se construisent le long de la route
départementale
vers la gare et cette route devient une rue de la commune.
1887
La croix en fer ouvragé adossée à
l'église
est transportée dans le petit jardin sur l'emplacement de la
maison Cazalot démolie.
1888
A l'embouchure de l'Hourride un pont de
maçonnerie
remplace le pont de bois.
1892
Les premières plaques sont apposées pour indiquer
le nom
des rues.
1893
Le port se développe. Un bassin de natation est
prévu aux
roches du Campet et l'été les jeunes
Cazériens s'y
rendent.
1895
Le conseil municipal décide la construction d'une usine
municipale hydraulique pour la distribution de l'eau et la production
d'électricité. Un canal d'amenée sera
creusé avec une chute de 2m20. Une turbine de 20 cv pour
l'eau
et 70 cv pour l'électricité sont
achetées. L'usine
coûtera 180 000 F. Les travaux dureront deux ans et le 31
décembre 1897, la lumière électrique
sera
donnée dans les maisons. Les appareils
électriques
nécessiteront des réparations nombreuses et le
canal se
colmatera. Il faudra le draguer tout les étés
pendant
plus de trente ans. En 1911 le matériel de la station sera
changé et sa puissance augmentée pour satisfaire
aux
besoins nouveaux.
1896
Le conseil municipal choisit la Pentecôte pour la
fête
locale malgré l'inclémence du temps au lieu du 8
septembre. Et un octave aura lieu.
1899
Un jet d'eau est installé au jardin public. On entreprend
des
fouilles au site de St Cizy.
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1900
à 1914
La vie de CAZERES s'écoule
paisiblement. Une bourgeoisie locale comprend les
propriétaires
des domaines agricoles de la plaine où peu à peu
s'intègrent : le notaire, le pharmacien, le docteur, les
industriels (fabriquants de tuiles, de chaises, de marbres, des
teinturiers) les
principaux
commerçants et quelques fonctionnaires. Les
commerçants
vont en voiture, vendre dans les marchés voisins. Ils se
réunissent chaque semaine dans leur café pour
discuter de
leurs affaires. Les familles se rendent visite pour passer la
soirée, faire de la musique en prenant une infusion ou un
petit
verre de liqueur. Les soirs d'été les ouvriers
restent
assis devant leur porte à bavarder. L'argent est rare, il
faut
marchander et demander des délais, les achats importants se
font
à trois mois de crédit. D'ailleurs les
agriculteurs ne
paient qu'à la Toussaint. Beaucoup de Cazériens
sont
fiers de posséder leur propre vigne. La moisson et les
vendanges
sont les événements importants et les
vendangeurs, vont
de tradition, toujours chez les mêmes
propriétaires; les
ouvriers vont, à jour fixe, moudre dans les familles
aisées.
1901
Le
marché aux dindons, oisons, petits canards, est
installé
sur les trottoirs de la rue Taillefer.
1904
La
halle au sol inégal est pleine d'ordures, les piliers sont
disjoints, elle doit être démolie. La nouvelle
sera
bâtie sur le même emplacement d'après un
projet
dessiné par Mr Hector D'ESPOUY, architecte, professeur aux
Beaux
Arts de Paris. Elle sera de style moderne, rectangulaire, en fer
ouvragé et acier sur piliers de fonte et socle en pierre de
Laffite Toupière avec un sous sol pour ranger les bancs
d'étalage. Aux deux extrémités dans
deux niches de
pierre sont placées deux statues, un semeur et une pomone,
œuvre de Mr Frédéric Tourte, sculpteur
et
Cazérien. La halle coûtera 34 800 F et les statues
6000 F.
Les premières automobiles circulent. Il y en a deux dans la
commune et déjà le 12 juin on demande qu'elles ne
marchent plus en ville à des allures
désordonnées
que la vitesse soit réglée par des plaques apposées. Un service de ramassage des gadoues est
organisé avec un tombereau et un cheval. Chaque
propriétaire fera un tas d'ordures devant sa porte et le
tombelier passera tous les matins.
1905
Pour
couvrir les frais de la fête un droit de place est
réclamé aux bazars, tirs, manèges, et
autres
baraques, installés sur le boulevard Lafayette pendant les
deux
jours de la fête nationale et locale. La
municipalité
achète le 28 octobre pour 28 050 F l'ancien couvent des
capucins
pour y transférer l'école des filles trop
à
l'étroit au Bourguet. Les Processions, une douzaine dans
l'année ont lieu aux dates accoutumées. Les
maisons sont
décorées de draps fleuris et des
pétales de fleurs
sont jetés en jonchée dans les rues. Des
reposoirs,
où le prêtre sous le dais s'arrête pour
prier, sont
dressés dans chaque quartier. Les gitanes parcourent la
commune.
Aucun endroit, pour les caravanes ne peut leur être
réservé sans provoquer les plaintes des voisins.
Aussi le
maire prend un arrêté pour déclarer le
stationnement des nomades interdit.
1906
Mr
SERRES, grand prix de Rome pour la gravure, offre deux tableaux qui
sont à la mairie. Celle-ci donne un banquet et une
soirée
dansante qui réunissent tous les lauréats
artistiques.
1907
Des
bornes fontaines sont installées dans tous les quartiers. Le
puits de captage et le filtre donne une eau qui est bonne et il n'est
pas nécessaire de rechercher de l'eau de source
déclare-t-on à l'analyse. La gymnastique est
à la
mode. Des fêtes d'ensemble des écoliers seront
données chaque année. Des agrès et un
trapèze sont installés à la salle du
théâtre. Un stand de tir est organisé
à la
prairie de l'usine électrique puis sur la route de Gensac.
Au théâtre, les jeunes jouent des revues locales,
chantées et dansées et aussi des
saynètes.
1909
Les
acacias qui avaient été plantés sur
toutes les
places de la commune sont remplacés sur le boulevard par des
platanes. Ceux-ci disparaîtront en 1972.
L'école
des filles
reçoit des pensionnaires et l'on organise un dortoir, une
cuisine, et un réfectoire.
1910
Cinq
bouchers et quatre charcutiers tiennent boutique et débitent
dans l'année 230 bœufs, 430 veaux, 400 moutons, et
600
à 700 porcs.
1912
Palaminy
reçoit la
lumière électrique de l'usine de
Cazères.
1913
Un
champ d'essai et d'expérience d'arboriculture est
crée
aux
Portaous pour étudier les pêchers et les poiriers,
surtout
pour sauver les pêches du courseau qui meurent.
1914
A
la
gare, le trafic est de 90 000 voyageurs par an. Les après
midi
de foire, la gare aux marchandises est encombrée
jusqu'à
8 ou 9 heures du soir pour l'embarquement des bœufs et des
vaches. Dans le bruit, la bousculade, la nuit tombante les disputes
éclatent entre les vendeurs et les acheteurs. Aucune
amélioration n'interviendra avant le 2 août, c'est
la
mobilisation. Par précaution la municipalité fait
provision de farine et de blé. Un hôpital
temporaire
n° 9 Bis est installé aux Capucins. Un seul
militaire
décèdera.
1920
La
commune achète un terrain de 1 ha et un pré
voisin qui
deviendra un parc de sports et en cas de désaffection sera
divisé en jardins. En 1927 une tribune en ciment est
construite.
1923
Le monument aux
morts, en
marbre blanc de St Béat, conçu par Mr D'ESPOUY
garde la
statue en bronze, œuvre de Mr TOURTE. Il a
été
dressé sur la place de l'hôtel de ville.
1930
La butte de la
Montjoie
est en grande partie démolie pour combler la berge
marécageuse de la Garonne.
Ici
s'arrêtent les
notes sur Cazères, petite ville tranquille au bord de l'eau,
à l'écart de la route nationale, qui cultive
depuis
l'origine un peu plus de 1000 ha de terres, élève
du
bétail sur 350 ha de prairies qui avait 250 ha de vignes et
n'en
a plus que 160 ha.
La commune a de
beaux magasins, bien approvisionnés dont une partie des
commerçants vont vendre sur les marchés de la
région.
Les 40 maisons
de
Villebarrade sont devenus 400 en 1760, 680 en 1900, 800 en 1935, 1200
actuellement.
La population,
peut
être de 200 habitants au IX° siècle, de
1600 en 1760,
de 1800 en 1792, de 2546 en 1831, de 2633 en 1865, de 2700 en 1888,
atteint maintenant 3400.
Les 27
bâtiments
industriels de la fin du siècle dernier sont
tombés
à 16 vers les années 1955-1960,
remontés à
24 de nos jours avec des entreprises importantes dans les domaines
suivant : confection, travaux du bâtiment, ferronnerie,
menuiserie …
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